dimanche 7 septembre 2008

terre, terre en furie, terre de subterfuges, terre de grandeurs, terre que j’ai foulée, déchirée, mes pieds sont sales de poussières minérales
  
dans ton ventre le centre de toutes gravités, dans ton ventre d’où poussent les montagnes, dans ton ventre les nouveaux maîtres, patients, attendent l’approbation du temps
  
terre, dessine-moi mon chemin grandiose et nonchalant, où que j’aille qu’il me devance et trace la venue du grand narrateur, celui qui prononcera le fin mot et nourrira les fines bouches
  
elles sont si nombreuses, si curieuses, si avides, elles ont si soif d’histoires à boire debout
  
je leur raconterai ce que j’ai lu sur la peau meurtrie des anciens et braves conquérants, dans leurs yeux scintillants, la lumière des grands jours
  
qu’ils me fouettent si je ralentis le pas, qu’ils me fouettent pour chasser la résignation de mes yeux noirs
  
mais qu’est-ce que j’entends, si ce n’est le murmure du temps fuyant, implacable et capricieux
  
éconduit par la fortune je suis sommé de recommencer

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