lundi 1 septembre 2008

l’orage en moi que j’ai si longtemps couvé, le voici qu’il me surprend nu-tête au milieu d’une rue sombre et déserte
  
mais qu’y a-t-il à entendre? la violence d’une furie capricieuse, le vent mordant, l’abattement de la pluie grise
  
à ce moment il faut se trouver un abri, se tenir immobile, tout petit, laisser couler le temps, panser ses vieilles et nouvelles plaies, méthodiquement
  
à ce moment la peur viendra quérir sa pitance, vieux os ou chair fraîche, qu’elle meure de faim!
  
à ce moment il faut se contenter d’être seul, afin de mieux savoir sur qui on peut compter, et chérir l’espoir de rencontrer des nouveaux compagnons aux sourires larges comme des banderoles de bienvenue
  
à ce moment il faut se rappeler que les étoiles brillent quelque part, et que seule la patience voit clair durant la nuit
  
et au petit matin, je suis calme et dispos et j’accueille le soleil retrouvé, il jette une lumière fertile au fond des sillons inondés de la terre
  
là où à l’insu de tous, quelque chose a germé, là quelque chose veut grandir, dans la plus parfaite ignorance du monde et de ses interdits
  
et je crie au génie de la nature qui nous anime, je crie à la face de la terre sa beauté, incrédule

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