vendredi 1 août 2008

   qu’y a-t-il au creux de moi sinon les mille visages de la vie qui me regardent et m’excitent?
   je souris à mon cœur, le temps d’un sourire en coin, il est complice de mon amour tout en courbes
   je souris parce que j’entends la musique, des notes éclatent de partout, comme des pierres précieuses qui s’entrechoquent, le cliquetis permanent, être en vie
   je dis : « Voulez-vous choisir votre voie? Il est prié d’abandonner ce qui vous empêche de marcher, un caillou dans la chaussure, un poids sur l’épaule. Pour vous, mes chers trop sensibles, aucune montagne ne sera trop escarpée. Il suffit d’ouvrir vos ailes. Quoi, vous n’y croyez pas? »
   et muet je resterai là, surpris de leur incrédulité. Si jeunes et si peu croyants, qu’est-ce que je peux faire pour vous? Je vous le demande, je serai patient le temps d’une réponse
   et vous qui parlez avec la langue lourde de libertés, avez-vous soif d’eau qui se faufile entre les mailles du filet quotidien? L’eau qui finira dans la gorge qui mène au ventre des plaisirs les plus graves

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